Systèmes de Pompage Photovoltaïque

Note

À travers les systèmes de pompage photovoltaïque, l’énergie produite est directement utilisée par le groupe électropompe pour pomper de l’eau, l’utiliser directement ou la stocker dans un réservoir.

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Type de système

Dans ce référentiel, on définit les exigences minimales à respecter pour la conception, la mise en œuvre, la mise en service et le service après-vente d’un générateur photovoltaïque permettant le fonctionnement au fil du soleil d’une électropompe.

Schéma de principe

Le schéma de principe d’un système de pompage photovoltaïque présenté ci-après est donné à titre indicatif. Pour chaque type de système fourni, le maître d’œuvre est tenu de présenter un schéma de principe exhaustif et représentatif du système à installer.

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Schéma multifilaire type d’une installation de pompage PV


Composants des systèmes de pompage photovoltaïque et critères de choix

Modules photovoltaïques

Les modules photovoltaïques convertissent la lumière en électricité. Ils jouent le rôle de générateur dans les systèmes photovoltaïques autonomes.

Quelle que soit leur technologie, les modules photovoltaïques doivent être conformes aux normes suivantes :

  • CEI 61215 : Modules photovoltaïques au silicium cristallin pour application terrestre — Qualification de la conception et homologation.

  • CEI 61646 : Modules photovoltaïques en couches minces à usage terrestre — Qualification de la conception et homologation.

  • CEI 60904-3 : Dispositifs photovoltaïques — Partie 3 : Principes de mesure des dispositifs solaires PV incluant les données de l’éclairement spectral de référence.

  • CEI 61730 : Qualification pour la sûreté de fonctionnement des modules photovoltaïques.

  • EN 50548 : Boîtes de connexion pour module photovoltaïque.

  • NF EN 50380 : Spécifications particulières et informations sur les plaques de constructeur pour les modules photovoltaïques.

Important

Pour l’admissibilité au marché national, les modules photovoltaïques doivent avoir un certificat d’homologation délivré par l”Agence Nationale pour la Maîtrise de l’Énergie (ANME).

Pour chaque module photovoltaïque installé, les données réelles déterminées par le « Flash test » doivent être fournies au client et dans le dossier technique.

Supports de modules

Types de supports

Les types de supports à utiliser sont :

  • Structure posée ou ancrée au sol

  • Structure fixée sur toiture / terrasse

  • Structure fixée sur charpente sauf indication contraire

Caractéristiques techniques

Les supports des modules photovoltaïques doivent être métalliques, réalisés en aluminium ou en acier galvanisé à chaud. Ce choix est justifié par :

  • Résistance mécanique (vent)

  • Tenue aux effets des intempéries (corrosion, etc.)

  • Conductivité thermique

  • Facilité d’assemblage

  • Poids

Matériaux constitutifs

Les matériaux constitutifs des supports de modules PV doivent résister à 10 ans d’exposition extérieure sans corrosion ou fatigue notables.

Les matériaux admis sont :

  • Acier galvanisé à chaud — conformément à la norme ISO 1461:2009.

  • Aluminium anodisé

Avertissement

Les autres types de matériaux tels que le bois ne sont pas acceptés.

Notes de calcul

Les notes de calcul des structures, y compris leurs lestages, doivent être réalisées par des bureaux spécialisés, conformément aux normes suivantes :

  • CM66 : Règles de calcul des constructions en acier

  • NFE25.007 : Éléments de fixation — Conditions de commande et de livraison

  • NFE25.812 : Boulonnerie de construction à haute résistance — système HRC

  • EN10025 : Produits laminés à chaud en aciers de construction

  • NFP22.411-22.431-22.462-22.470-22.471-22.800 : Construction métallique — Assemblages rivés

  • Eurocode 9 : Calcul des structures en alliages d’aluminium

  • AL76 : Règles de conception et de calcul des charpentes en alliages d’aluminium

  • EN 1090-2+A1 : Exécution des structures en acier et en aluminium

  • NF EN1999 : Calcul des structures en aluminium

Note

Pour les installations de puissance supérieure à 15 kWc, les notes de calcul doivent être approuvées par un bureau de contrôle. Les éléments à considérer dans les études des structures sont mentionnés en annexe.

Onduleur / Variateur de pompage photovoltaïque

Un variateur de pompage photovoltaïque est un dispositif d’électronique de puissance qui convertit une tension et un courant continus en courant alternatif. On distingue toujours :

  • La partie continue (DC) — en amont du variateur

  • La partie alternative (AC) — en aval du variateur

Les variateurs de pompage PV doivent être conformes aux normes :

  • CEI 62109-1 : Sécurité des convertisseurs de puissance utilisés dans les systèmes PV.

  • CEI 61800-3 C3 : Entraînements électriques à vitesse variable — exigences CEM, catégorie C3.

  • CEI 61800-3 C2 : Entraînements électriques à vitesse variable — exigences CEM, catégorie C2.

Types d’onduleurs / variateurs de pompage photovoltaïque

Les types de variateurs diffèrent essentiellement selon la forme de l’onde du signal de sortie et les techniques utilisées pour la conversion DC/AC ou DC/DC.

Caractéristiques des onduleurs / variateurs

La transformation du courant continu en courant alternatif se fait par l’intermédiaire d’un onduleur ou variateur de fréquence permettant :

  • La variation de la vitesse de la pompe en fonction de l’ensoleillement

  • Le suivi de la puissance maximale des modules (MPPT)

  • L’optimisation du volume d’eau extrait

Les principales caractéristiques sont :

  • Puissance (nominale et de démarrage)

  • Courant d’entrée DC maximal

  • Tension de sortie AC et plage de fréquence de fonctionnement

  • Courant de charge maximal (appel de puissance) : doit être supérieur au courant max de l’électropompe

  • Courant de charge nominal : doit être supérieur au courant nominal de l’électropompe

  • Fonction MPPT (conversion optimale d’énergie)

  • Détection de brusques changements d’éclairement

  • Critères d’arrêt sélectionnables (fréquence et/ou puissance)

  • Critères de démarrage en fonction de l’heure, de la fréquence et de la tension du générateur PV

  • Détection du fonctionnement à sec de la pompe

  • Détection du niveau maximum du réservoir d’eau

  • Détection de faible puissance

  • Mode de redémarrage

  • Indice de protection : IP 54 (intérieur), IP 65 (extérieur)

  • Affichage et monitoring

  • Protection contre le défaut de terre, surtensions et températures élevées

  • Dimensions, poids, certifications, garantie et service après-vente

Critères de choix

En fonction de la taille de l’installation, du lieu d’implantation et des exigences du client, les critères de choix sont à déterminer en se référant aux caractéristiques ci-dessus.

Groupe électropompe

Le groupe électropompe doit fonctionner en courant alternatif monophasé ou triphasé, à haut rendement, avec des caractéristiques (HMT, débit en l/s…) permettant de satisfaire les besoins en eau du client selon la capacité hydraulique du point d’eau.

Les matériaux doivent être choisis en fonction des caractéristiques physico-chimiques de l’eau.

Critères de choix

Lors du choix du groupe électropompe, les éléments importants à considérer sont :

  • Niveau d’immersion de la pompe

  • Courbe de performance (débit, HMT)

  • Besoins en eau

  • Débit instantané (l/s)

  • Capacité hydraulique du point d’eau

  • Caractéristiques physicochimiques de l’eau et matériaux de l’électropompe

  • Mode d’utilisation : direct ou vers réservoir d’eau

  • Plage de fréquence de fonctionnement

  • Tension de fonctionnement et mode d’alimentation (monophasé, triphasé)

  • Nombre de tours/min

  • Garantie, certification et rapport de test

Câblage des systèmes de pompage photovoltaïque

Le câblage est un élément essentiel dans l’installation des systèmes de pompage PV. Il doit respecter les règles de l’art, les normes techniques et de sécurité suivantes :

  • NF C 15-100 : Installations électriques à basse tension

  • IEC 60228 : Âmes des câbles isolés

  • UTE C 32-502 : Guide pour les câbles utilisés dans les systèmes photovoltaïques

  • Guide UTE C15-105 : Détermination des sections de conducteurs et choix des dispositifs de protection

  • BS 6920 : Adaptation de produits non-métalliques pour l’utilisation en contact avec l’eau potable

  • Norme d’immersion H07RN8-F

Câblages côté courant continu (DC)

Les câbles DC acheminent le courant du générateur photovoltaïque vers l’onduleur/variateur, puis vers le groupe électropompe.

Types

Câbles solaires mono-conducteur Cuivre à double isolation 1000 V, type C2 (non propagateur de la flamme), AN3 (résistant aux UV), température admissible sur l’âme ≥ 90°C en régime permanent.

Caractéristiques minimales

  • Unifilaire

  • AN3 : résistant aux UV

  • Température permanente de l’âme ≥ 90°C

  • Plage de température : -20°C à +100°C

  • Tension de service jusqu’à 1 000 V DC

  • Non propagateur de la flamme (C2 minimum)

  • Résistivité cuivre : ρ₇₀ = 1,25 × ρ₀ = 0,02314 Ω.mm²/m à 70°C

Les normes CEI 228 et NF C 32-013 définissent quatre classes de souplesse :

  • Classe 1 : âmes massives pour installations fixes

  • Classe 2 : âmes rigides câblées (multibrins)

  • Classe 5 : âmes souples pour installations mobiles (multibrins)

  • Classe 6 : âmes extrasouples, diamètre maximal des brins imposé (multibrins)

Critères de choix

  • Courant admissible ≥ 1,25 × Isc STC de la chaîne PV

  • Chute de tension maximale :

    • < 2 % entre le générateur PV et l’onduleur/variateur

    • < 1 % entre l’onduleur/variateur et le groupe électropompe

Câblage côté courant alternatif (AC)

Les câbles AC alimentent le groupe électropompe depuis l’onduleur/variateur.

Types : Câbles immergés

Caractéristiques

  • Composition : multiconducteur, flexible, isolé et étanche

  • Âme : cuivre

  • Isolation : PVC

  • Résistance au sel et au chlore

  • Accrédité ACS (attestation de conformité sanitaire)

  • Température d’utilisation :

    • Pose fixe dans l’air : -40°C à +70°C

    • Pose mobile dans l’air : -25°C à +70°C

    • Pose fixe dans l’eau : +50°C

  • Tension nominale : 600 V – 1000 V

  • Immersion permanente AD8 selon NF C 15-100

  • Profondeur d’immersion : 250 m / 25 bars

Critères de choix

La chute de tension relative maximum entre l’onduleur/variateur et le groupe électropompe doit être inférieure à 1 %.

Connecteurs

Les connecteurs relient les câbles entre modules photovoltaïques, boîtes de jonction et coffrets DC. Les exigences sont :

  • Chaque couple mâle/femelle doit être de même marque et de même type

  • Sertissage avec un outil validé par le constructeur

  • Démontables avec un outil si accessibles à des personnes non averties

  • Simplement enfichables (sans raccord à vis, sans soudure)

  • Protection contre les contacts directs

  • Résistants aux UV

  • Indice de protection : IP 54 minimum

Critères de choix : selon usage, en tenant compte des caractéristiques ci-dessus.

Kit de connexion pour pompe immergée

Permet la connexion électrique permanente de la pompe immergée.

Types disponibles

  • Kit thermo-rétractable

  • Kit de raccordement en résine

Caractéristiques

  • Étanche

  • Résistant aux fortes pressions

  • Utilisable jusqu’à 1 000 V

  • Compatible avec les câbles immergés

  • Classe d’étanchéité IP68

Câblage de mise à la terre

La prise de terre protège les personnes et matériels contre les contacts indirects en raccordant les masses métalliques au potentiel « 0 » de la terre. Cela inclut : cadres de modules, éléments de structure, chemins de câbles métalliques, armoires métalliques, coffrets électriques, parafoudres et onduleur/variateur.

La mise à la terre doit respecter :

  • Guide UTE C 15-400

  • NF EN 60664-1 (C 20-040-1)

  • NF C 15-100

Types : Vert/jaune souple ou rigide

Caractéristiques

  • Longueur du piquet de terre ≥ 1,5 m

  • Câble principal du champ PV jusqu’au coffret DC : 10 mm² minimum

  • Dérivations de terre : câbles vert-jaune 6 mm²

  • Section du câble de piquet de terre ≥ 16 mm²

Organes de protection

Les protections d’une installation photovoltaïque sont assurées par :

  • Les boîtes de jonction

  • Le coffret DC

  • Le coffret AC

  • Les coupures d’urgence

Boîte de jonction

La boîte de jonction est l’enveloppe dans laquelle des chaînes PV sont reliées électriquement. Elle est obligatoire en cas de nécessité de coupure d’urgence et doit être placée à proximité du champ photovoltaïque.

Elle doit répondre aux normes IEC 60364-7-712, UTE C 15-712-2 et UTE C61-740-510.

Types et caractéristiques

Non propagatrice de la flamme, classe II :

  • Installation extérieure : IP 65

  • Installation intérieure : IP 54

Elle doit intégrer :

  1. Fusibles si applicables

  2. Parafoudre (obligatoire dans les zones concernées)

  3. Coupure d’urgence si applicable (sectionneur relié à une bobine à déclenchement)

Critères de choix : étanchéité, résistance aux UV (si extérieure), dimensions permettant d’intégrer les organes de protection.

Coffret DC

Le coffret de protection DC est obligatoire en absence de boîte de jonction. Il doit répondre aux normes IEC 60364-7-712, UTE C 15-712-2 et UTE C61-740-510.

Types et caractéristiques

Non propagateur de la flamme, classe II :

  • Installation extérieure : IP 65

  • Installation intérieure : IP 54

Il doit intégrer :

  1. Fusibles si applicables et en l’absence d’une boîte de jonction

  2. Parafoudre si la distance entre la boîte de jonction et le coffret dépasse 10 m

  3. Interrupteur sectionneur

  4. Coupure d’urgence si applicable et en l’absence de boîte de jonction

Fusibles DC

Les fusibles protègent contre les surcharges et les courts-circuits. Ils doivent être conformes aux normes CEI 60282-1 et NF EN 60269-6, et respecter les règles UTE 15-712-1 (juillet 2013), section 8.1.12.

Types et caractéristiques

  • Fusible gPV : spécifique côté DC des installations PV

  • Fusibles cylindriques pour courants de défaut compris entre 1,3 In et 3 In

  • Tension assignée minimum > tension maximale du générateur PV (Uocmax à -10°C)

Porte-fusibles

Le sectionneur porte-fusibles assure deux fonctions :

  • Consignation-isolement (sectionneur)

  • Protection par fusible

Il doit être conforme aux normes DIN 43620, NFC 60629, 63210, 63211, 63220 ; EN 60947-1-3-5 ; NF/EN 60269-1 ; IEC 605289.

Caractéristiques minimales

  • Tenue au feu : 960°C (IEC 60695-2-1)

  • Résistance de court-circuit (IEC 60947-3)

  • Degré de protection : IP 20 (IEC 60529)

  • Température de fonctionnement : -20°C à +90°C

Interrupteur sectionneur DC

L’interrupteur sectionneur DC satisfait aux prescriptions spécifiées pour la fonction sectionnement. Il doit être conforme à la norme NF EN 60947-3.

Types et caractéristiques

  • À courant continu

  • Tension Usec > Vocmax champ PV à -10°C

  • Intensité Isec > 1,25 × Isc champ PV à Tmax

Parafoudres DC

Les parafoudres protègent contre les effets de la foudre, conformément aux normes NF EN 62305-1 à -3 et NF C 17-102.

Important

L’installation de parafoudre est imposée uniquement dans les régions où le niveau kéraunique est supérieur à 25 : Bizerte, Kasserine, Kairouan, Sousse, Monastir, Djerba, Nabeul et Jendouba. (Voir carte en annexe.)

Normes applicables :

  • NF EN 61643-11 (C 61-740)

  • UTE C 61-740-52

  • NF EN 50539-11 (C 61-739-11)

Critères de choix : type 2, 1000 VDC.

Coffret AC

Le coffret AC intègre les organes de protection côté AC. Il doit respecter la norme NFC 15-100 et le guide UTE C15-712-1.

Il doit intégrer :

  • Un disjoncteur différentiel 300 mA

  • Des porte-fusibles côté AC si exigés par le fabricant du variateur/onduleur

  • Les organes de coupure d’urgence côté AC

Type et caractéristiques : modulaire, IP 54 minimum (intérieur), IP 65 (extérieur), résistant aux UV.

Disjoncteur différentiel

Le disjoncteur différentiel coupe l’alimentation en cas de fuite de courant. Il doit respecter la norme NF C 15-100.

Caractéristiques

  • Sensibilité : 300 mA

  • Courant admissible > courant max de la charge AC

Critères de choix : ampérage = 1,25 × courant total des charges AC, sensibilité 300 mA, certifié conforme aux normes applicables.

Organes de coupure d’urgence

Les organes de coupure d’urgence permettent de couper les alimentations électriques en cas de danger inattendu. Leur commande doit être rapidement accessible, à proximité du champ PV (côté DC) et des onduleurs/variateurs (côté AC).

Ils doivent se conformer aux normes CEI 60364-5-53, CEI 60947-5-1 et NFC 15-100.

Types de bobines

  • Bobine MX : dès que le contact est fermé, la bobine est alimentée et déclenche mécaniquement le disjoncteur/sectionneur.

  • Bobine MN (à manque de tension) : doit être alimentée en permanence pour que le disjoncteur reste enclenché ; le contact d’arrêt d’urgence est normalement fermé.

Caractéristiques

  • Catégorie d’emploi (CEI 60947-5-1) : AC12 et AC15

  • Intensité : 2 à 6 A selon le type

  • Tension : AC 230 V, 380 V / DC 24 V, 48 V

  • Seuil de fonctionnement : 0,85 à 1,1 Un (MN) et 0,7 à 1,1 Un (MX)

  • Câbles de connexion : 1,5 mm²

Critères de choix : à action directe et mécanique, étanche IP65 minimum.


Conception et dimensionnement des systèmes de pompage photovoltaïque

Le dimensionnement d’une installation de pompage PV nécessite l’analyse des besoins et des conditions d’exploitation. Trois paramètres techniques délimitent le choix du groupe électropompe :

  • La quantité d’eau requise par jour

  • La disponibilité de l’eau

  • La ressource solaire

Définition du besoin électrique

Détermination des besoins en eau

Les besoins en eau sont à déterminer conformément aux besoins des cultures à développer (voir tableau des besoins en eau).

Hauteur manométrique totale (HMT)

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Schéma de la hauteur manométrique totale

La HMT est déterminée selon la formule :

\[\text{HMT (m)} = H_r + N_d + P_c\]

Avec :

  • H_r : hauteur du réservoir d’eau (m)

  • N_d : niveau dynamique du forage (m)

  • P_c : pertes de charge dues au frottement de l’eau sur les parois des conduites

Les pertes de charge dépendent de la longueur des conduites, de leur diamètre, du débit et du nombre d’appareils sur la canalisation. Se référer aux catalogues constructeurs.

Calcul des besoins électriques

Les besoins électriques s’expriment en Wh/jour (ou kWh/jour) :

\[E_{elc} = P \times d_f\]

Avec :

  • P : puissance appelée de la pompe en kW (fiche technique du groupe électropompe)

  • d_f : durée de fonctionnement de la pompe (entre 6 h et 10 h selon les saisons)

Note

Les besoins en eau journaliers doivent être déclinés en débit nominal (l/s) sur la base du nombre d’heures de fonctionnement moyen journalier.

Évaluation du gisement solaire local

L’ensoleillement est exprimé en kWh/m²/j. Pour déterminer l’énergie solaire disponible, utiliser des tables statistiques d’irradiations ou des logiciels reconnus (PVSYST, PVGIS…).

Angle d’inclinaison optimale

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Figure 1 — Impact de l’orientation et de l’inclinaison des modules sur le productible d’un module photovoltaïque

Les modules d’une chaîne doivent être identiques (même marque, type, puissance, année de fabrication) et avoir la même inclinaison et orientation pour assurer une production optimale.

L’orientation du module doit être vers le plein Sud (Azimut 0°), sauf exceptions justifiées dans le dossier technique.

L’inclinaison optimale est celle qui permet de satisfaire les besoins mensuels maximums et ceux du mois le moins ensoleillé avec la puissance photovoltaïque optimale.

Contraintes d’ombrage

Lors de l’implantation du champ PV, la distance entre l’obstacle et les modules doit être :

  • Au moins 3 fois la hauteur de l’obstacle (côté Sud)

  • Au moins 5 fois la hauteur de l’obstacle (côté Est-Ouest)

Performance d’une installation de pompage photovoltaïque

Puissance crête et performances des modules

La puissance indiquée dans les fiches techniques est déterminée dans les Conditions Standard de Test (STC) :

  • Niveau d’éclairement : Pi = 1 000 W/m²

  • Température de cellule : 25°C

  • Coefficient Air Mass : AM = 1.5

La puissance diminue lorsque la température augmente, selon le coefficient KT(P) :

Technologie

Coefficient KT(P)

Silicium cristallin

De l’ordre de -0,4 %/°C

Silicium amorphe

De l’ordre de -0,1 %/°C

CIS ou CIGS

De l’ordre de -0,2 %/°C

\[P(T) = P_{25°C} \times \Delta T \times K_T(P)\]

Avec :

  • P(T) : puissance du module à la température réelle des cellules

  • P₂₅°C : puissance à 25°C

  • ΔT : Température réelle des cellules − 25°C

Note

La pollution peut réduire l’énergie générée de plus de 10 % dans certaines régions. Un dépoussiérage périodique est fortement recommandé, notamment dans les zones exposées aux vents de sable.

Rendement de l’onduleur / variateur

\[\eta_{onduleur/variateur} = \frac{P_{AC}}{P_{DC}}\]

Le rendement moyen d’un onduleur/variateur varie entre 90 % et 96 %.

Calcul des pertes

Pertes par échauffement des câbles — Chute de tension

Le calcul s’effectue dans les conditions suivantes :

  • Résistivité à la température maximale de l’âme : ρ = 1,25 × ρ₀

  • Tension de référence = tension maximale de fonctionnement

  • Courant de référence = courant maximal de fonctionnement

  • Calculer la chute de tension pour chaque câble de chaîne PV, câble de groupe PV et câble principal PV

\[u = 2 \times \rho \times \frac{L \times I_{mppSTC}}{S}\]
\[\Delta u \, (\%) = 100 \times \frac{u}{U_A}\]

Avec :

  • L : longueur du câble (m)

  • S : section du câble (mm²)

  • ρ : résistivité du conducteur (Ω.mm²/m)

  • Pour le cuivre : ρ₇₀ = 1,25 × ρ₀ = 0,02314 Ω.mm²/m à 70°C

Chutes de tension maximales admissibles :

  • < 2 % entre le générateur PV et l’onduleur/variateur

  • < 1 % entre l’onduleur/variateur et le groupe électropompe

Autres pertes

  • Disparité inévitable entre les cellules d’un module (mismatch)

  • Tolérance en puissance des modules (jusqu’à ±5 Wc)

Rendement global de l’installation

\[\eta_{Global} = \eta_{onduleur/variateur} \times (1 - \text{pertes}_{AC+DC})\]

Le rendement global est corrigé par un coefficient variant de 0,8 (été, Zone 3) à 1 (hiver, Zone 1), selon la zone géographique de Tunisie :

  • Zone 1 (Z1) : Kef, Jendouba, Béja, Siliana, Bizerte, Kasserine

  • Zone 2 (Z2) : Grand Tunis, Zaghouan, Nabeul, Sousse, Monastir, Kairouan, Mahdia, Sfax

  • Zone 3 (Z3) : Sidi Bouzid, Gafsa, Tozeur, Kébili, Médenine, Tataouine, Gabès

Zone

Z1

Z2

Z3

Saison

Hiver

Été

Hiver

Été

Hiver

Été

ηGlobal

η

0,90 η

0,95η

0,85 η

0,90η

0,80 η

Tmax module

60°C

70°C

80°C

Puissance crête du générateur photovoltaïque

\[P_c = \frac{\text{Besoin journalier}}{\eta_{Global} \times E_i}\]

Avec :

  • Pc : puissance crête du champ photovoltaïque (kWc)

  • Ei : irradiation solaire journalière reçue par 1 m² du champ PV (kWh/m²/j)

Dimensionnement du champ photovoltaïque

Nombre provisoire de modules

\[N_{modules} = \frac{\text{Puissance totale (Wc)}}{\text{Puissance d'un module (Wc)}}\]

Nombre de modules par chaîne

La tension maximale d’un module est la tension en circuit ouvert à -10°C. La tension minimale est la tension à Tmax.

\[N_{max/chaîne} \leq \frac{U_{DC\,max\,variateur}}{U_{OC\,-10°C}}\]
\[N_{min/chaîne} \geq \frac{U_{DC\,min\,variateur}}{U_{pmax\,module\,PV\,à\,T_{max}}}\]
\[N_{opt/chaîne} = \frac{U_{mpp\,variateur}}{U_{pmax\,module\,PV\,à\,T_{max}}}\]

Correction de UOC à -10°C :

\[U_{OC-10°C} = (1 + (-35°C \times \beta / 100)) \times U_{OC\,STC}\]

En l’absence de données sur β : UOC-10°C = 1,13 × UOC STC

Nombre de modules en parallèle

\[N_{max\,chaînes\,parallèle} \leq \frac{I_{max\,variateur}}{I_{sc\,module\,à\,T_{max}}}\]

Important

Le facteur de puissance (rapport puissance générateur / puissance pompe) doit être supérieur à 1,4.

Choix de l’onduleur / variateur

L’onduleur/variateur doit satisfaire les conditions suivantes :

  • I max entrée > courant de court-circuit du générateur PV à Tmax

  • U min entrée < tension délivrée par le générateur PV à Tmax

  • U max entrée > tension en circuit ouvert du générateur PV à -10°C

  • U sortie > tension maximale du moteur

  • Fréquence variable en fonction de l’ensoleillement

  • I sortie max > courant nominal du groupe électropompe

  • Puissance délivrée à 45°C > puissance du groupe électropompe (tenant compte des chutes de tension)

Dimensionnement des câbles DC

Le choix des sections côté DC s’effectue selon deux critères :

  • Le courant admissible IZ dans le câble

  • La chute de tension admissible dans le câble

Courant admissible des câbles DC

Conformément à la norme NFC15-100 et au guide UTE C15-105 :

\[I_Z \geq I'_Z = \frac{I_b}{K_1 \times K_2 \times K_3}\]

Avec :

  • K1 : coefficient de mode de pose (= 1 pour câbles mono-conducteurs sur chemins de câbles perforés)

  • K2 : coefficient d’influence mutuelle des circuits (= 1 pour un seul circuit)

  • K3 : coefficient de température ambiante (= 1 si 30°C ; = 0,82 si 50°C ; = 0,71 si 60°C ; = 0,58 si 70°C)

  • Ib : courant maximum d’emploi

En fonctionnement normal : Ib = 1,25 × Isc

Valeur du courant admissible IZ en fonction du nombre de chaînes en parallèle :

* En cas de présence d’un fusible de courant nominal In.

Chute de tension dans la partie DC

À une valeur de courant égal à ImppSTC, les chutes de tension ΔU maximales doivent être :

  • < 2 % entre le générateur PV et l’onduleur/variateur

  • < 1 % entre l’onduleur/variateur et le groupe électropompe

\[\Delta U = \frac{\rho \times L}{S} \times I\]

Dimensionnement des câbles AC

Courant admissible dans la partie AC

La valeur du courant admissible dépend du type de câble et est généralement donnée par le constructeur.

Chute de tension dans la partie AC

La chute de tension maximale autorisée entre les bornes AC de l’onduleur/variateur et le groupe électropompe est de 1 % à puissance nominale.

Note

Pour le dimensionnement des câbles DC et AC, les résultats du calcul manuel doivent être confirmés à l’aide d’un logiciel de dimensionnement des câbles.

Choix des composants des organes de protection

Le choix des organes de protection se fait en respect des critères mentionnés dans ce chapitre, en tenant compte du dimensionnement et des caractéristiques des composants de l’installation.


Installation et mise en service

Installation du champ photovoltaïque

Choix de l’emplacement

Avant l’installation des modules PV, réaliser les notes de calcul des structures incluant le mode de fixation.

L’implantation doit prévoir un accès aisé avec au moins une unité de passage (90 cm) sur un ou plusieurs côtés de chaque rangée. L’orientation doit être vers le plein Sud (Azimut 0°), sauf exceptions justifiées. L’inclinaison peut être mesurée à l’aide d’une boussole, d’un gabarit et d’un niveau, ou d’un inclinomètre.

Implantation des structures

La mise en œuvre de la structure porteuse doit respecter :

  • Résistance aux surcharges de vent et de neige

  • Possibilité de dilatation thermique sans contrainte sur les modules

  • Matériaux : aluminium anodisé ou acier galvanisé à chaud ou acier inoxydable

  • Boulons, rondelles et écrous en inox

  • Les éléments de fixation ne doivent pas créer d’ombre sur les modules

Implantation sur toit-terrasse

Châssis lesté : La structure repose librement sur la toiture. La stabilité est assurée par le poids propre et un ballast (dalles de terrasse ou de fondation). Aucune fixation mécanique traversant la toiture n’est requise.

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Châssis lesté sur toiture-terrasse (aucune fixation au toit)

Châssis ancré : Si le ballast est impossible, le châssis est fixé aux éléments porteurs. L’étanchéité des points d’ancrage doit être assurée.

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Figure 3 — Châssis ancré sur une toiture

Avertissement

Les travaux ne doivent pas altérer l’état du bâtiment (étanchéité, esthétique). Vérifier la qualité de la toiture avant de débuter les travaux.

Implantation au sol

L’ancrage repose sur des fondations en béton (semelle filante ou fondations ponctuelles). Des dalles peuvent être utilisées exceptionnellement. Une plateforme de drainage est recommandée si des écoulements d’eau sont possibles.

Fixation des modules

Les modules sont fixés par des rails support à l’aide de pinces intermédiaires et latérales, reposant sur le cadre. Selon les recommandations du fabricant, la fixation par boulons est possible. Pour les modules sans cadre, des pinces plus larges avec inserts EPDM sont utilisées.

Sauf indication contraire du fabricant :

  • Les modules peuvent être posés en portrait ou en paysage.

  • Il est interdit de poser les modules en position inverse (boîte de jonction en bas).

Installation de l’onduleur / variateur

L’onduleur/variateur doit être installé :

  • Dans un lieu sec, protégé du rayonnement direct du soleil, des sources de chaleur et d’humidité

  • Dans un lieu aéré

  • Dans un local le plus proche du générateur PV

  • En position verticale, fixé au mur

Les câbles de raccordement doivent être fixés avec des attaches adéquates. Les câbles (+) et (−) à l’entrée doivent être clairement marqués.

Installation des organes de protection

  • Les organes de protection doivent être installés dans un endroit accessible et protégé.

  • Les dispositifs de protection doivent être mis en œuvre sur les deux polarités.

  • Les parafoudres doivent pouvoir être vérifiés et isolés, conformément à la norme NF EN 61643-11 et au guide UTE-C 15-443.

  • Raccordement à la borne de terre : section minimale 6 mm² Cu.

Mise en œuvre des boîtes de jonction et des coffrets DC

A. Boîtes de jonction — Obligatoire dans les cas suivants :

  • Nombre de chaînes strictement supérieur à 2 et protection par fusibles nécessaire

  • Distance entre le champ PV et l’onduleur/variateur > 10 m et protection foudre recommandée

  • Coupure d’urgence exigée

À installer à moins de 3 mètres de la sortie des chaînes PV.

B. Coffrets DC — Obligatoire dans les cas suivants :

  • En absence de boîte de jonction

  • Distance champ PV / onduleur > 10 m et protection foudre recommandée

  • Coupure d’urgence exigée

À installer à moins de 3 mètres de l’entrée PV de l’onduleur/variateur.

Dispositions constructives communes

  • Enveloppe classe II, IP65, résistante aux UV si extérieure, avec ouïe de ventilation et porte transparente

  • Entrées/sorties DC par connecteurs MC4

  • Câble de terre V/J 6 mm² par presse-étoupe

  • Séparation physique des pôles + et − en entrée et sortie

  • Dimensions permettant d’intégrer tous les composants

  • Étiquetage visible et inaltérable indiquant la présence de tension résiduelle

Mise en œuvre des coffrets AC

Le coffret AC est obligatoire en cas de charge AC. Exigences :

  • Enveloppe classe II, IP65, non propagatrice de la flamme

  • Dimensions permettant d’implanter les organes de protection requis

  • Toutes les pénétrations de câbles par presse-étoupes

  • Étiquettes de repérage et de signalisation du danger

Important

Chaque chaîne du champ PV doit pouvoir être déconnectée et isolée individuellement sans risque pour l’opérateur.

Câblage

Partie courant continu

Les câbles DC doivent :

  • Être protégés des UV et des conditions climatiques sévères

  • Cheminer côte à côte avec le câble d’équipotentialité (éviter les boucles)

  • Être posés sans contact avec des arêtes tranchantes

  • Cheminer dans des conduits fermés, non encastrés, distincts des circuits AC

  • Respecter les rayons de courbure minimaux

Options de fixation :

  • Tube PVC : passage souterrain

  • Tube IRO : passage à l’intérieur des locaux

  • Tube annelé (gaines) : passage des murs et extrémités de chemins de câbles

  • Chemins de câbles métalliques : derrière les modules, en toiture et zones extérieures

  • Colliers de câblage métalliques : zones extérieures exposées au soleil

Tous les points de connexion d’une chaîne PV dont la tension à vide dépasse 60 V doivent utiliser des connecteurs MC4, conformes à la norme NF EN 50521.

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Connecteur DC mâle-femelle

Partie courant alternatif

Le câblage AC va de la sortie de l’onduleur/variateur jusqu’au coffret AC. Section minimale : 10 mm². La chute de tension doit rester inférieure à 1 %.

Un disjoncteur différentiel de sensibilité 300 mA et de calibre supérieur au courant maximal de sortie de l’onduleur/variateur doit être installé au coffret AC.

Mise à la terre des composants

Conformément à la norme C15-100 et au guide UTE C15-712-1, toutes les masses doivent être reliées à la terre (cadres de modules, structure, chemins de câbles, armoires métalliques, coffrets électriques, onduleur/variateur, parafoudres).

  • Câble principal de terre : Cu V/J 10 mm² (boîte de jonction → coffret DC)

  • Dérivations de terre : câbles V/J 6 mm²

  • Câblage des piquets de terre : section minimale 16 mm²

  • Connexions Terragrif pour les modules ; plots (serre-fils) et rondelles bimétal pour la structure

Signalisation

Identification des composants

Les principaux composants doivent être identifiés par des étiquettes facilement visibles et durables, en correspondance avec les plans et schémas :

  • Boîtes de jonction

  • Coffrets DC et AC

  • Câbles DC et AC (avec repérage des polarités pour les câbles DC)

  • Sortie onduleur/variateur

  • Dispositifs de protection et sectionnement

  • Disjoncteurs de branchement

  • Dispositifs de coupure d’urgence

Étiquetage

Étiquetage sur la partie AC

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Étiquette de signalisation à proximité de l’appareil de coupure générale courant alternatif.

Étiquetage sur la partie DC

Étiquetage équipement de conversion

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Tout équipement de conversion pouvant être alimenté par plusieurs sources doit indiquer qu’avant toute intervention, toutes les sources de tension doivent être isolées.

Mise en service

Inspection visuelle

Avant la mise en service, effectuer une inspection visuelle de tous les composants :

Modules / chaînes

  • Propres, pinces bien serrées, installation robuste et intacte

  • Câbles et connecteurs bien fixés, boîtes de connexion de modules intactes

  • Alignement respecté, aucun module tordu

  • Respect du nombre de modules par chaîne et du nombre de chaînes par groupe

Boîte de jonction et coffret DC

  • Intégrité et étanchéité

  • Fusibles intacts, parafoudre non déclenché

  • Interrupteurs sectionneurs de calibres appropriés et intacts

  • Câblage et mise à la terre serrés, polarités respectées, emplacement adéquat

Onduleur / variateur

  • Installé selon le manuel, aération assurée

  • Fréquence, tension et puissance appropriées, affichage selon le manuel

Câbles

  • Sections et types de câbles respectés, intégrité, fixation, protection mécanique

Connecteurs

  • Intégrité, placement, sertissage

Mise à la terre

  • Types et sections respectés, câbles bien fixés

  • Tous les composants mis à la terre, piquets de mise à la terre : nombre et type

Disjoncteur différentiel

  • Intact, de calibre et sensibilité appropriés, non déclenché

Mesures

Équipements nécessaires : multimètre, pince ampèremétrique, boussole, luxmètre.

Modules / chaînes : UOC (V), ISC (A), polarité CC.

Câbles DC : résistance d’isolement, chute de tension.

Câbles AC : résistance d’isolement, chute de tension.

Onduleur/variateur : courant et tension d’entrée, courant et tension de sortie (AC), fréquence de sortie.

Mise à la terre : résistance transitoire de la prise de terre.

Dossier technique

L’installateur doit fournir après achèvement des travaux un dossier technique comportant :

  • Schéma électrique unifilaire de l’installation de pompage PV

  • Plan des boîtes de jonctions et du coffret DC

  • Plan du coffret AC

  • Nomenclature des équipements installés (caractéristiques et références)

  • Plan d’implantation des composants, modules PV et liaisons (canalisations)

  • Description de la procédure d’intervention et consignes de sécurité

  • Projet de contrat de maintenance à signer avec le client


Maintenance et exploitation de l’installation de pompage photovoltaïque

La durabilité de l’installation PV ne peut être assurée que si l’exploitation et la maintenance sont réalisées correctement. Une maintenance régulière est préconisée au minimum une fois par an, effectuée par des intervenants formés et habilités.

L’installateur doit sensibiliser le client sur les bonnes pratiques d’exploitation et lui fournir des brochures simplifiées.

Isolement de l’installation de pompage photovoltaïque

Pour arrêter l’installation, procéder dans cet ordre :

  1. Couper l’utilisation (disjoncteur différentiel en aval de l’onduleur/variateur)

  2. Éteindre l’onduleur/variateur

  3. Isoler les modules PV (sectionneur dans le coffret DC / boîte de jonction)

Avertissement

Même à l’arrêt, il subsiste une tension entre les polarités + et − des modules photovoltaïques. En tenir compte lors de toute intervention.

Entretien et maintenance

Types de maintenance et périodicité

Trois types de maintenance :

  • Maintenance conditionnelle : basée sur la surveillance des paramètres significatifs de l’installation.

  • Maintenance prévisionnelle : fondée sur l’analyse et l’évaluation des paramètres de dégradation (ex. : corrosion).

  • Maintenance systématique : à intervalles de temps préétablis, périodicité recommandée 1 an.

Opérations à réaliser lors des visites de maintenance :

  • Contrôle visuel de l’ensemble des parties accessibles

  • Recherche de points chauds sans démontage

  • Vérification de l’absence de corrosion

  • Contrôle visuel de l’état des câbles, boîtes de jonction, coffrets DC et AC

  • Contrôle visuel des connexions et caractéristiques des appareillages (fusibles, disjoncteurs, parafoudres…)

  • Test de la fonction coupure d’urgence

  • Contrôle de l’identification des composants et de l’étiquetage

  • Contrôle de la disponibilité des dossiers de plans à jour

  • Nettoyage des modules photovoltaïques

  • Vérification du fonctionnement de l’onduleur/variateur (production instantanée et cumulée)

  • Vérification des mises à la terre fonctionnelles

  • Vérification et dépoussiérage des tableaux électriques, resserrage des bornes

Sécurité des interventions

Risque du courant continu

Le courant continu est dangereux : à faible intensité, il provoque des désordres électrochimiques pouvant entraîner la mort ; à haute intensité, des brûlures graves. Les installations < 50 V ne représentent pas de grand danger. Dès 120 V, des mesures de protection spéciales par agents habilités sont nécessaires.

Habilitation du personnel

Le personnel doit être formé et habilité selon la norme NF C 18-510 (habilitation symbole BP ou BR « photovoltaïque »). La tension en sortie d’une chaîne peut être mortelle dès 60 V DC (possible dès la mise en série de deux modules). Les intervenants non habilités ne doivent pas effectuer de raccordements électriques ni pénétrer dans les zones dangereuses.

Contrat de maintenance

Un contrat de maintenance est à signer entre l’installateur et le client. Il doit spécifier au minimum :

  • Aspects couverts et engagements des deux parties

  • Conditions et modalités d’exploitation de l’installation

  • Nombre de visites de maintenance préventive par an et leurs périodes

  • Délais d’intervention après réception de la réclamation

  • Qualification de l’équipe intervenante

  • Documents à remplir lors des interventions

  • Durée du contrat

  • Tarifs des interventions, leur mise à jour et modalités de paiement

  • Garanties des équipements et des interventions

  • Dispositions particulières et règlement des conflits


Annexes

Annexe 1 — Éléments à considérer dans les études des structures

Vitesse de référence du vent

La valeur de base de la vitesse de référence du vent (Vb,0) correspond à la vitesse moyenne sur 10 minutes à 10 m au-dessus du sol en terrain dégagé (maximum tous les 50 ans).

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100%

Figure 5 — Cartes des vitesses de vent Vb,0 [m/s]

Pression dynamique de pointe

\[q_p(z) = \left[1 + 7 \times I_v(z)\right] \times \frac{1}{2} \times \rho \times v_m^2(z)\]

Avec :

  • ρ : densité de l’air (valeur recommandée : 1,25 kg/m³)

  • Ce(z) : coefficient d’exposition (voir figure 6)

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Figure 6 — Coefficient d’exposition ce(z) pour co = 1,0 et kI = 1,0

Forces exercées par le vent

\[F_v = c_s \cdot c_d \cdot c_f \cdot q_p(Z_e) \cdot A_{ref}\]

Avec :

  • cscd : coefficient structural = 1

  • qp(Ze) : pression dynamique de pointe à la hauteur Ze

  • cf : coefficient de force = 1,8

  • Aref : aire de référence de la construction

Équilibre d’une installation sollicitée par le vent

Équilibre au renversement — Calcul du ballast au point 2

Moment sollicitant dû au vent (autour du point 1) :

\[M_{Fv} = -0{,}75 \times L \times A \times F_v\]

Moment stabilisant dû au poids propre :

\[M_p = 0{,}5 \times u \times P\]

Ballast nécessaire au point 2 :

\[P_{B2} = 0{,}75 \times \frac{L \times A \times F_V}{cos\alpha} - 0{,}5 \times P\]
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Calcul du lestage au point 1

Ballast nécessaire au point 1 :

\[P_{B1} = (0{,}75 - \sin^2\alpha) \times \frac{A \times F_v}{cos\alpha} - 0{,}5 \times P\]
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Équilibre au soulèvement

\[P_{B1+B2} = A \times F_v \times cos\alpha - P\]

Équilibre au glissement

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Pour le vent en dépression, composante en glissement des charges permanentes :

\[P_{B1+B2} = A_{ref} \times F_\vartheta \times (\sin\alpha - f \times cos\alpha) - P \times F\]

Avec f = coefficient de frottement = 0,5.

Annexe 2 — Études de cas

Premier cas — Puissance de la pompe : 15 CV

1. Détermination de l’inclinaison optimale

L’inclinaison optimale est celle qui permet de produire la quantité maximale d’eau par an.

Exemple de variation de l’ensoleillement en fonction de l’inclinaison (mois de Décembre et Août, source PVGIS) :

Mois

H(25)

H(30)

H(35)

H(40)

H(45)

H(50)

H(55)

H(60)

H(65)

H(70)

H(75)

Août

7420

7340

7220

7040

6830

6570

6260

5920

5540

5130

4680

Décembre

3560

3750

3930

4070

4190

4280

4350

4380

4380

4360

4300

Note

L’inclinaison optimale dans ce cas est 35°.

2. Puissance crête du générateur PV

  • Puissance de la pompe en kW : 15 × 0,735499 = 11,003 kW

  • Durée de fonctionnement : 6 h (Décembre), 10 h (Août)

  • ηAC = ηvariateur × (1 − pertesAC+DC) = 0,931

  • Zone Grand Tunis (Z2) :

    • ηGlobalAC (Décembre) = 0,95 × 0,931 = 0,884

    • ηGlobalAC (Août) = 0,85 × 0,931 = 0,791

Puissance crête (kWc)

Décembre

Août

19,044

18,344

La puissance crête retenue : 19,044 kWc.

2.1. Dimensionnement du champ PV — Module 260 Wc

Puissance du module (kWc)

0,260

Uoc STC (V)

37,800

Uoc (−10°C) (V)

41,921

Upmax (−10°C) (V)

35,156

Isc STC (A)

9,070

Isc (Tmax) (A)

9,347

Upmax STC (V)

31,700

Upmax (Tmax) (V)

26,269

Nombre provisoire de modules : 19044 / 260 = 74 modules

Variateur choisi

UDC max variateur (V)

800

UDC min variateur (V)

250

UMPPT variateur (V)

550

Imax variateur (A)

39,200

  • Nmin/chaîne = 10, Nopt/chaîne = 20, Nmax/chaîne = 22

  • Nmax chaînes en parallèle = 4

  • Configuration : 4 chaînes × 20 modules — Facteur de puissance : 1,89

4. Dimensionnement des câbles

Uchaine : 634 V — 4 chaînes — 20 modules/chaîne — ρ = 0,023 Ω.mm²/m

5. Organes de protection — 20 modules en série, 4 chaînes

Organe (nombre)

Boîte de jonction

Coffret DC

Coffret AC

Fusibles (04)

1000 V — 12 A

Interrupteur sectionneur (01)

1000 V — 63 A

Disjoncteur différentiel (01)

Fuite 300 mA — 63 A

Parafoudre (01)

Ucpv > 1000 V Iscpv > 20 kA

Coupure d’urgence (01)

6 A — 230 V AC

Deuxième cas — Puissance de la pompe : 5,5 CV

1. Détermination de l’inclinaison optimale

Variation de l’ensoleillement en fonction de l’inclinaison (source PVGIS) :

Mois

H(25)

H(30)

H(35)

H(40)

H(45)

H(50)

H(55)

H(60)

H(65)

H(70)

H(75)

Août

7420

7340

7220

7040

6830

6570

6260

5920

5540

5130

4680

Décembre

3560

3750

3930

4070

4190

4280

4350

4380

4380

4360

4300

Note

L’inclinaison optimale est 50°.

2. Puissance crête du générateur PV

  • Puissance de la pompe en kW : 5,5 × 0,735499 = 4,045 kW

(Suite des calculs à compléter selon la même méthodologie que le premier cas.)

Annexe 3 — Tableau de dimensionnement des câbles (second cas)

4. Dimensionnement des câbles — Nombre de modules en série : 19, chaîne : 1

5. Organes de protection — 19 modules en série, 1 chaîne

Organe (nombre)

Coffret DC

Coffret AC

Disjoncteur différentiel (01)

Fuite 300 mA — 25 A

Parafoudre (01)

Ucpv > 1000 V Iscpv > 20 kA

Coupure d’urgence (01)

6 A — 230 V AC

Annexe 4 — Schéma multifilaire de référence

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Annexe 5 — Niveau kéraunique par gouvernorat